Présentation

Un pied dans le passé, mais le regard vers l'avenir...

Bienvenue !
Voici un petit blog de chroniques littéraires et cinématographiques.
Des oeuvres anciennes, des oeuvres nouvelles et un peu de moi.
Le mot d'ordre : partager mes passions que sont la littérature et le cinéma mais aussi l'écriture.
J'espère que cela vous plaira alors bonne navigation !

samedi 23 juillet 2011

Poème de la semaine

Les ailes de l’Ange t’effleurent
Légères et translucides. Pures.
Essuie les larmes de sang qui
Ont coulé de ses yeux naïfs.

Rouge. Blanc. Noir. Trois couleurs.
Trois teintes qui se mêlent les unes
Aux autres avec délicatesse.
Fusion d’âmes. Fusion de corps.

Fixe ton regard malhabile.
Fixe tes pensées sur les battements
Incessants de tes veines. Dors.
Et soudain l’horloge s’arrête. Stop.

lundi 18 juillet 2011

Critique de Green Lantern

Green Lantern

Martin Campbell

Genre : fantasy, action

Résumé

Parallax menace l’équilibre intergalactique mais les Green lantern, une confrérie de guerriers sont là pour le combattre. Cependant quand un des plus puissants meurt, et que la bague qu’il porte choisit en remplacement l’humain Hal Jordan, un pilote de ligne inconséquent, les guerriers tremblent. En effet, les humains ne sont pas considérés comme dignes de porter l’anneau, leur esprit étant jugé trop faible.
Mais quand la Terre est menacée par le monstre, Hal se doit de faire quelque chose et de maîtriser l’anneau mais aussi son propre esprit.

Le réalisateur

Réalisateur Néo-zélandais né en 1944, Martin Campbell s’installe dans sa vingtaine en Grande-Bretagne. Il fait ses premières armes dans l’industrie du cinéma érotique, pour enfin rencontrer son public avec la réalisation télévisuelle (Edge of Darkness, entre autre).
C’est cependant avec GoldenEye et Le masque de Zorro et sa suite que sa notoriété grimpera.
En 2005, il réalise Casino Royale et s’essaie en 2011 aux films de super-héros avec Green Lantern.

À propos

Un gros potentiel mais au final une déception assez grande.

Les scènes époustouflantes dans l’espace, vues en 3D, ne parviennent cependant pas à compenser la platitude des dialogues et l’inexistence du jeu d’acteur.

En même temps, vu les acteurs qui ont montré un intérêt pour jouer le rôle principal, c’est un moindre mal. Ni Justin Timberlake, ni Chris Pine n’aurait pu faire mieux.

Le réalisateur s’est servi des poncifs habituels des comics books sans apporter sa patte et c’est ça qui pèche. Car si on ne peut refaire la trame de ce type de films, il peut être intéressant d’y apporter une touche originale comme ont su le faire des films comme Iron man, Batman ou X-men. C’est sûr que rendre classe un homme moulé dans une combi vert fluo est une lourde tâche mais l’humour aurait pu être une bonne alternative, ce qui n’a pas été exploité.

Les effets spéciaux restent tout de même de qualité mais rater ça avec un tel budget, cela aurait été un véritable crime.

La psychologie des personnages aurait dû, elle aussi, être beaucoup plus approfondie car c’est apparemment là-dessus que comptait le réalisateur. Ryan Reynolds ne relève absolument pas le défi et reste mièvre et prétentieux. Buried lui avait pourtant plutôt bien réussi, mais geindre et s’énerver pendant 1h35 dans une boîte semble plus simple pour lui que de jouer un personnage aussi charismatique que fragile.

Les personnages secondaires ne l’aident pas vraiment non plus et c’est péniblement qu’on arrive à la scène finale plus parodique que sérieusement saisissante. Était-ce voulu ? J’aimerais le croire.

Le filon super-héros semble peu à peu se déliter et ne laisser que de la poussière irritante pour les yeux et qui remplace vicieusement la monnaie dans notre poche.

La fin laisse cependant de l’espoir pour le second, qu’on espère beaucoup plus riche à tous les niveaux.

samedi 16 juillet 2011

Poème de la semaine

Paradoxe d’une flamme éternelle.
La vie, la mort,
L’amour, la haine.
Sentiments mêlés
D’un abîme infini,
Insondable.

Voyons ensemble
Les vagues, pales
Reflets de notre âme,
Râlent.

Sac et ressac
D’une eau si pure.
Horloges, vagues.
Compte et décompte
D’un temps qui
N’existe plus.
Fin.

vendredi 15 juillet 2011

Critique de Let me in

Let me in

Matt Reeves

Genre : horreur

Résumé 

Owen, jeune garçon timide et timoré, vit seul avec sa mère. Harcelé par des camarades de classe, il trouve son réconfort dans les bonbons et son télescope. Un jour, une nouvelle voisine s’installe dans sa résidence. Elle s’appelle Abby. Très vite, un très fort lien d’amitié les lient, mais Abby n’est pas une petite fille de 12 ans comme les autres et Owen va devoir choisir entre l’acceptation ou le rejet du monstre de la porte d’à-côté…

Le réalisateur 

Créateur de la série vite oubliée mais pas moins intéressante Félicity, Matt Reeves se fait remarquer en 2008 avec Cloverfield, film à sensation, mais néanmoins pas sensationnel. Il réalise en 2010 Let me in, adaptation du livre du même nom de John Ajvide Lindqvist.

À propos 

Matt Reeves s’était fait remarqué avec Cloverfield, encensé par la critique. Personnellement, je m’étais ennuyée à cent sous de l’heure et au final, après à peine six mois, je ne m’en souviens presque pas. L’attente n’était donc pas là.
Comme je l’ai déjà dit, j’aime les histoires de vampires mais très déçue par l’actuelle mixture vampirique qu’on nous sort, avec louches de bons sentiments cucu et de scénarios aux ras des pâquerettes, j’étais assez blasée.
Mais si l’histoire en elle-même n’est pas des plus recherchée, la réalisation est bel et bien là. Chapeau, M. Reeves et désolée d’avoir douté de vous.
Alors oui, c’est plein de bons sentiments mais ce n’est pas un problème ici. L’amitié entre ces deux enfants est pure et traitée avec maturité. Cela montre que cet amour peut transcender les préjugés et les a priori.
Film sur le passage de l’enfance à l’adolescence, sur la tolérance et le désir de «rentrer dans le moule», Let me in séduit par la justesse et la subtilité de l’interprétation. L’atmosphère qui se dégage montre à quel point ces deux pré-adolescents sont entourés de noirceur et de brouillard.
Chacun, pour ses propres raisons, ne sort que la nuit et rêve de se révéler au monde qui les rejette pour être différents.
Ensemble trouveront-ils la paix ? Seront-ils plus forts que ce qu’ils croient eux-mêmes ou se résigneront-ils à se soumettre à ceux qui les entourent ?
À vous de le découvrir…
À courir voir si l’on aime les films de vampires et surtout les histoires sur les relations humaines, si je puis dire.

jeudi 7 juillet 2011

Poème de la semaine

Ombrageux silences d’une chambre sans âme.
Eclectisme fade et sans vie du salon brillant.

Elles contemplent de leurs yeux globuleux de bourgeoises stupides
Les mouvements incessants des danseurs languis.

La vie est à son comble, la mort à son paroxysme
Le paradoxe de ces vies inutiles engloutit les battements
D’un cœur enserré dans un tombeau de glace.

Respirations saccadées, pouls langoureux.
Ils s’appellent, muets et sans un mot, ne répondent jamais
Aux appels incessants de leurs cœurs avides.