Présentation

Un pied dans le passé, mais le regard vers l'avenir...

Bienvenue !
Voici un petit blog de chroniques littéraires et cinématographiques.
Des oeuvres anciennes, des oeuvres nouvelles et un peu de moi.
Le mot d'ordre : partager mes passions que sont la littérature et le cinéma mais aussi l'écriture.
J'espère que cela vous plaira alors bonne navigation !

lundi 4 avril 2011

Critique de Quand souffle le vent du Nord

Quand souffle le vent du Nord

Daniel Glattauer

Résumé

Emmi écrit au journal Like pour résilier son abonnement mais c’est un certain Léo qui lui répond. Un mail du Nouvel-An forwardé par cette même Emmi à un groupe quelconque dans lequel se retrouve de nouveau ce pauvre Léo. S’ensuit une série de mails et un rituel s’installe. Une connivence avec cette personne qui reste pourtant virtuelle grandit et la correspondance continue et s’intensifie, jusqu’à la rencontre désirée…


L’auteur


Daniel Glattauer est un auteur autrichien, né à Vienne connu pour ses chroniques politiques. Il écrit plusieurs romans en allemand et Quand souffle le vent du Nord est son premier roman traduit en français.

Il en parle à Evene à cette adresse : http://www.evene.fr/livres/actualite/daniel-glattauer-quand-souffle-vent-nord-2663.php


A propos de


Deux ordinateurs dans des lieux inconnus. Deux êtres derrière l’écran qui correspondent, suite à un malentendu. Une faute d’orthographe dans une adresse mail pourrait bien changer votre vie. Et si l’idéal se trouvait à portée de mails ? S’il suffisait de cliquer sur « Envoyer » pour créer des liens et tomber amoureux.

Un roman superbe. Une tranche de vie. Des émotions. Mais quelles émotions, en vérité ? Peut-on parler d’émotions quand on n’a rien de concret entre les mains, sous ses yeux. Baisers virtuels, et déclarations caché dans l’intimité d’un chez-soi que l’autre ne connait pas. C’est avec finesse et doigté que l’auteur les dévoile et les cache tour à tour l’un à l’autre.

Ce livre nous renvoie tous à notre propre relation aux internautes que l’on a côtoyés ou que l’on côtoie encore aujourd’hui. Je suis de la génération Internet et que quelqu’un me jette la première pierre, s’il n’a pas connu une femme ou un homme dont il s’est senti proche sans jamais l’avoir rencontré. Sentir que l’on est écouté, que l’on compte pour quelqu’un au-delà des apparences et des conventions sociales habituelles. On a tous eu un confident virtuel ou on a été le confident virtuel de quelqu’un.

Cela fait réfléchir sur notre rapport au Web et à ces « amis » qui au fond, sont partie intégrante de notre vie, tout en n’existant pas vraiment non plus. De l’éphémère et l’hypothétique à la concrétisation qui passe obligatoirement par la rencontre, la réflexion est là. La question « d’aller plus loin » dans une relation virtuelle se pose toujours, ainsi de celle récurrente dans le récit de ce qu’on veut, ce que l’on attend de l’Autre et de soi-même.

Renouveau du roman épistolaire mais avec des thèmes déjà utilisés par les Laclos et les Goethe : l’amour, le désir, les secrets, les promesses et même, en fin de compte, la mort. Utilisation d’un modèle rodé par les Classiques mais avec la pointe de modernité et d’humour qui caractérise les romans d’amour contemporains.

Lu en à peine 4 jours, j’ai savouré chaque mail d’Emmi et Leo. Et arrivée à la dernière page, je voulais encore plus de cette correspondance. À lire absolument.

vendredi 1 avril 2011

Poème de la semaine

Jeunesse décadente et candide

Souris à l’empire qui te gouverne

Armes-toi d’un regard indolent et insolent.

La mise que tu as jouée ne sera point perdue.

La roue tourne, le soleil aussi.

Tend ta main, paume ouverte, au ciel.

L’astre darde ses pâles rayons.

Et le bousier roule son fardeau inlassablement.

Du noir au rouge se dilatent les pupilles.

Le silence emplit l’espace autant que le boucan.

Les rires s’éloignent. Meurent les pleurs.

Larmes amères. Et acides. Et salées.

Le jeu n’en valait pas la chandelle.

Mais le Maître n’a pas demandé l’avis.

Les règles s’imposent. L’enjeu est mortel.

Et le sourire aux lèvres, il parie sur une case.

Bonne ou mauvaise ? Utile ou inutile ?

Essayes encore…tu gagneras peut être….

mercredi 23 mars 2011

Nouvelle : L'Ange noire

Un mort. Deux morts. Trois morts. Des monceaux de cadavres en putréfaction qui l’entoure. Elle les regarde, immobile, impassible, fixant sans honte ni peur les orbites à présent vides et sans expression. Les hurlements se sont éteints au fond de sa gorge sèche. L’horreur ne la paralyse plus mais elle n’a pas envie de sortir du charnier. D’ailleurs, elle n’en voit ni le commencement ni la fin. Juste des corps entassés. Encore et toujours des corps qui pourrissent à la lumière pâle d’un Soleil en deuil. Presque deux jours qu’elle n’a pas esquissé un mouvement. Statue blême au centre d’un monde en perdition. Elle est attentive pourtant mais aucun bruit ne lui parvient. Elle est seule. Seule avec Eux. Une douce torpeur l’envahit. Est-elle en train de succomber a la Grande Dame elle aussi? Non, elle le saurait. Le mal qui les a tous tués est toujours là, elle le sait car ce Mal, c’est elle. Elle, à peine sortie de l’enfance et déjà des centaines de morts sur les bras. Ces bras couverts d’un sang brun car déjà sec.

Soudain, elle aperçoit une forme au loin. Ombre au milieu des ombres. Elle s’approche rapidement. C’est un être humain. Elle le sent. Elle entend presque son sang bouillonner dans ses veines gonflées. L’Appel du Sang et de la Violence. Elle ne bouge toujours pas. Le soleil semble lui aussi avoir arrêté sa course infernale contre le temps qui passe. L’Homme enjambe un à un les amas d’os et de chair. Elle entend tinter une clochette et pour la première fois, elle bat des paupières. Il n’est pas celui qu’elle croyait. Il n’est pas proie mais prédateur. Elle veut bouger. Elle veut s’enfuir. Mais il est déjà sur elle; paralysée par son venin, elle l’attend .Il l’enlace comme un amant enlace son amante. Il lui murmure des paroles qui la font frémir de peur. Sa Sœur ne devrait pas tarder à arriver. Elle ferme les yeux, impuissante contre son étreinte brûlante et sauveuse de cette race qui a périt dans une douleur incommensurable. Il la serre chaque fois, un peu plus fort et elle sait. Elle sait qu’elle est condamnée. Alors elle s’abandonne dans ses bras et quand il l’embrasse d’un baiser de feu, elle ne dit mot, tentant d’oublier ce qui l’attend. Quand il la lâche, elle se sent vide et brûlante. Elle regarde ses mains qui peu à peu rosissent sous l’afflux d’un sang nouveau. Elle est faible mais il la retient jusqu’à ce qu’elle retrouve son équilibre. L’odeur du charnier dont les effluves lui paraissaient suaves et douces, est à présent, âcre et immonde. Elles lui soulèvent le cœur. Le cœur. Un cœur. Et il bat de plus en plus vite. Des tonnes d’émotions l’accablent. Elle ferme les yeux et quand elle les rouvre, il n’est plus là. Le Rédempteur a fait son ouvrage et a laissé place à sa Sœur. Elle tente de communiquer avec elle mais le dialogue n’est plus possible entre elles; Les Anges Noirs sont télépathes mais pas les Humains et elle ne peut que hurler, hurler, hurler lorsque sa Sœur s’abat sur elle et la broie, excitée par les cris de supplications. Le Soleil lui parait tout à coup plus brillant que jamais puis un voile noir obscurci sa vue et une douleur sans commune mesure l’envahit alors que sa Sœur fait ce pourquoi elles ont été envoyées. Dans ses derniers instants, lorsque sa conscience, nouvellement acquise s’éteint, elle a pitié de tous ces Humains qui, comme elle, ont été enveloppés dans l’Aile destructrice d’un Ange Noir.

Poème de la semaine

Maudit soit le fruit de mes entrailles.

Maudit soit le fruit des tiennes.

Maudite soit notre progéniture céleste.

Une étoile de plus dans la pourriture ambiante.

Un homme en sursis de plus qui se noiera

Dans les miasmes pourpres de ses semblables.


Maudit soit le fruit de tes entrailles.

Maudit soit le fruit des miennes.

Notre marmaille réprouvée nous mènera au déclin

Lascif et inexorable de nos cœurs putrides.

Crachat de vermine invertébrée est sorti

De notre ventre, miséricordieux sous l’épée qui nous guette.


Maudit soit le fruit de nos entrailles.

Des tiennes. Des miennes. Des leurs.

Crime aux yeux des uns, espoir aux yeux des autres.

Crions notre détresse toujours un peu plus fort.

Existence de vie et de mort, expérimentale.

Jaillis de nos entrailles, ils déchirent nos âmes.

mardi 15 mars 2011

Petite note

Bonjour,

Juste un petit mot pour vous remercier de me suivre.
Certains disent que ma poésie est un peu déprimante, j'en conviens ^^
Dès que j'aurais un peu plus de temps, je publierai des nouvelles et des textes plus joyeux, promis.
Cependant, mes influences étant essentiellement prises dans la littérature gothique (pas le mouvement mais le genre littéraire), il est vrai que les thèmes que j'aborde sont rarement enjoués. J'espère quand même que vous avez plaisir à me lire.
Sinon vous pouvez m'indiquer des sujets qui vous plairaient et je me ferai une joie de travailler dessus.
Bientôt la critique de I am Number 4 et un petit commentaire sur la Promenade au Phare de V. Woolf.
Je travaille aussi sur des nouvelles, ou des courts romans que je partagerai avec vous très bientôt.

Au plaisir

Poème de la semaine

Décrépitude naissante d’une

Existence troublée, trouble et

Troublante.


Parcourue de frissons frissonnants,

J’observe avec parcimonie vos silences

Latents.


Déchirement de mon âme inapte

A tout sentiment et a toute raison

Pensante.


Transie, je me heurte avide d’amour

Au mur frigide d’une vie morte et

Incessante.


Paradoxe paradoxal et abyssal

D’un jeu de roulette russe aux appels

Lassants.

lundi 7 mars 2011

Poème de la semaine

Ange miraculeux, retiens moi.

Retiens ma main tremblante

Tremblante de pleurs et de chagrin

Le chagrin qui m’habite.


Ange, mon âme est la tienne,

Tien est mon amour inutile.

Inutilité des larmes amères,

Amères comme l’orange du jardin.


Ange, mon cœur brisé s’obstine,

S’obstine à crier ton nom envolé.

Envoles toi parmi les nuages gracieux,

Gracieux, mon amour, jamais je n’oublierai.